Jeu de Zack Morel Marions-les

MARIONS-LES ! - Concours ZACK MOREL

Chers amis, je vous propose un petit jeu. Voici l'épilogue d'une histoire...
A vous d'inventer les évènements qui ont précédé ce moment.


- Je vous déclare mari et femme ! Arashi no mae no shizukesa… C’est par ces mots que Raymond Matabosch, Maire du village de LGDM mit un point final à cette cérémonie.

Sacré Raymond, il a bien raison d’annoncer le calme avant la tempête tant on connaît le caractère bouillonnant de nos deux amis.

Le mariage de Blabaptiste et Solucide, on s’en souviendra longtemps sur le net. Tandis que nos deux tourtereaux s’embrassent à pleine bouche sous les vivats des convives, Slévich, témoin de Solucide verse sa petite larme. Vernon Zola, témoin de Blabaptiste, de son côté, se répète mentalement le petit message qu’il délivrera lors du banquet.

- Atama hagetemo uwaki wa yamanu ! Ironisa Raymond. Tout le monde aura compris sa boutade. En effet, l'adultère ne cesse pas avec la calvitie.

Tout le village LGDM est là et avec lui, son déluge de cadeaux.
Une aquarelle d’Anita, des dattes offertes par Aziyadé. Zack offre une peau de chamois à Blablaptiste (pour que son crâne brille), Misra promet une Tof’ avec Marc Varin. Porte-Plume et Mr Brown se sont cotisés pour offrir un voyage de noces au Maroc, ce qui ne leur est pas revenu trop cher vu que c’est Coram qui les héberge. Marybé a apporté un pot de sirop d’érable pour leurs ébats nocturnes… Bien sûr, il est impossible n’énumérer la multitude de présents qui encombrent la moitié de la salle.

Tandis que nos amoureux sortent sur le parvis pour la traditionnelle photo, notre trio, Anne Ivanhuc, Victoria et Picoti, entonnent un chant étrange dont le titre est «Preeesssiioooooon, pollutioooooon». Bref, c’est une très belle fête. Pourtant, rien ne laissait présager ce dénouement. Tout avait si mal commencé!

Zack Morel



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Par Anne Ivanhuc

MARIONS-LES Jeu initié par ZACK MOREL

Dans le village de LGDM aux confins du pays des mots, une guerre faisait rage au grand dam de ses habitants.
Les plumes noires elles-mêmes n'osaient plus s'inviter tant l'ambiance était lourde et le temps plombé.
Plus personne n'osait se rendre au grand tableau, grande réserve des textes, pas plus pour commenter que pour déposer.
Anita se planquait derrière une vague histoire d'ordinateur en panne tandis qu'Aganticus ne bougeait plus de la boulangerie des Poissard. Ancelly restait chez lui avec sa p'tite Jeanne et Slevich quant à lui s'était tout simplement prit des vacances. Raymond pourtant maire du village se terrait au fond d'un volcan pendant que Zack, récemment transformé en chat du Chester sous la plume de Chou, prenait de la hauteur dans un chêne centenaire (car en littérature les chênes sont toujours centenaires). Seules Picoti la non écrivaillonne (deux ans pour pondre un texte) et sa copine Victoria, polluaient en toute impunité ce qui passait à leur portée. Les deux innocentes, ma foi encore fort jeunes, ne se rendaient pas compte que deux amis très chers se livraient une guerre sans pitié qui peu à peu étiolait le village.
Tout avait commencé quand Blabaptiste avait lu "Le concombre masqué", texte de Solucide. Vexé que celle que secrètement il aimait puisse se contenter d'un cucurbitacé avait bientôt cliqué sur le bouton d'en bas. Solucide la bouillante, qui toujours défendait les pauvres et les faibles, s'était bien sûr braqué priant le dit Blaba de s'en aller plutôt se faire cirer le crâne. L'artiste de l'absurde qui comme chacun le sait, déteste plus que tout poètes et cigarettes, fit cadeau à la belle du plus mauvais poème. Ce à quoi la fougueuse répondit, par un jeu intello auquel le Blabaptite jouât aussitôt.
De mots en maux les deux jeunes guerriers se trouvaient enlisés dans un sale bourbier duquel aucun le premier ne voulait tirer l'autre.
Puis un jour, ou plutôt une nuit, la douce Marybé fit, on ne sait comment, les deux antagonistes se réconcilier.
Blabaptiste le tendre, fini par avouer à sa belle enflammée son amour top secret. De Solucide la volcanique, jaillit tel un geyser, une déclaration...
Du moins c'est ce que nous pensâmes en recevant nos invitations au mariage le plus improbable du siècle.
Raymond sortit de son trou, ZAck descendit de son arbre. On ne reconnu point le frêle Aganticus qui gavé de bon pain avait prit 20 kilos alors que l'Ancelly essoufflé en avait perdu 10.
Et nous nous retrouvâmes par un beau jour d'avril à la cérémonie.


anne ivanhuc

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Par Namasté

TOUS ENSEMBLE, PÉDALONS DANS LA CHOUCROUTE

Sur une idée du grand Zack Morel, adaptattion Mr Brown
(ouvrir le petit Larousse pages 954-955 de Sous-prolétariat à Spécialité)
sous-titrage Namasté.

Avec le million de dollars québécois qu’il avait raflé au casino de La guerre des mots et qui l’avait sorti du sous-prolétariat (grâce, il faut s’en souvenir, au soutien zélé d’une meneuse de revue et de sa troupe de danseuses zouloues portant des soutiens-gorge avantageux et des boas en plumes d’autruche couleur de jais), le soussigné Namasté, pour se faire bien voir, affréta un charter pour Babel-Web où Anatéa et Vernon Zola préparaient une grande fête tantrique.
Après maintes réunions et des discussions souvent houleuses, il fut convenu pour mener à bien ce projet sans augmenter la production de CO2, que le charter serait un Vélocicoptère, prototype de sous-tasse volante à pédales, fraîchement inauguré par la compagnie Air-Nama.
Un premier spationef à pédales du même type, sponsorisé par les producteurs de blé transgénique et baptisé ‘La Semoule’ avait quelques semaines plus tôt acheminé nos champions sportifs aux JO de Lhassa.
Tous les membres de LGDM furent donc invités à venir pédaler dans ‘La Choucroute Bio’ le sous-traitant rival. Tout le monde pédalerait, sauf par mesure de sécurité, Yannick qui en fut soustrait - portant sur lui miniaturisée dans son stylo à pompe une machine à faire les trous noirs, il voyagerait dans la soute, installé dans un spacieux caisson spatio-temporel blindé anti-spallation spécialement aménagé pour lui. Toujours par mesures de sécurité, on prit soin de soustraire à Antafargat les quelques coupe-papiers de collection offert par le soviet suprême au temps de sa souveraineté et dissimulés dans sa soutane.
Pour améliorer le rendement des plumitifs soutiers dans cette épreuve physique assez soutenue, le Littéraire spartiate qui se disait chimiste, à l’aide d’une spatule spéciale incorpora une potion magique à base de ginsenoïdes et de spartéine de synthèse aux spaghettis du petit déjeuner.
Le priapisme spasmodique qui se propagea rapidement parmi les membres masculins de l’équipée ne fut qu’un effet secondaire de cette médication. Le vrai résultat fut la frénésie des jeux de mollets, qui rythmée par les battements de tambour du steward Blabaptiste au regard de spadassin permit bientôt à l’avion de lever la queue puis de décoller pendant que Solucide en hôtesse de l’air pistonnée par le concombre masqué qui pilotait l’appareil et speakerine polyvalente, récitait des sutras sans sous-vêtements sous sa soyeuse burka spatiale.
Le voyage s’annonçait plutôt bien...Pourtant bientôt, sans même attendre l’heure du thé ni celle des souvlakis, tout dégénéra très rapidement.
Il y eu d’abord quelques grognements puis des éclats de voix, enfin un vent de révolte parcouru la compagnie jusqu’alors si joyeuse.
Qui avait commencé ? nul ne le sait, quelqu'un s’était indigné, Le Proète ou le Porte-plume, le Chrysanthème Bipède ou L’Autre, quelqu’un qui rechignait à pédaler dans La Choucroute…
- A quoi cela rimait-il enfin d’être ainsi attachés, cinq, six par rangée à pédaler laborieusement pour aligner dix ou douze pieds sans queue ni tête ?
Car bien sûr, la soucoupe tournait sur elle-même, les deux concombres masqués québécois enfermés dans le cockpit, préoccupés par le décollage et la poussée verticale de leur engin n’avaient pas encore donné à celui-ci l’impulsion qui lui aurait permis de prendre une direction particulière sur le plan horizontal. Le pédalage cessa donc et la Choucroute chuta. Malheureusement, Zack Morel ayant révélé la chute de l’histoire, Namasté n’avait pas prévu qu’il y en aurait une autre à ce moment précis, aussi n’avait-il été embarqué aucun parachute dans le vélocicoptère.
Ce que sachant, Blabaptiste en improvisa un en s’accrochant aux talons aiguilles de Solucide qu’il précipita dans le ciel où sa burka s’ouvrit en corolle au-dessus de lui, mais il avait perdu ses lunettes et ne put admirer le magnifique paysage qui s’offrait à lui. Ils atterrirent comme une fleur sur une île pas trop clubméditeranisée, bientôt rejoint par Antafargat qui n’ayant personne à ses basques descendit plus lentement dans sa soutane gonflée au butane et arriva juste pour les marier avant qu’il ne commettent quelque irréversible sacrilège. Quant au reste de l’équipage...
il poursuivit sa route sous-marine, la sous-tasse volante s’étant muée en bathyscaphe, mais c'est une autre histoire.
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