Vendredi 22 août 2008


J’ai vu le jour la nuit

C’était à Paris un peu après le milieu du siècle dernier en automne
Les volets clos et la lumière jaune tentèrent de me masquer l’opacité des ténèbres
Où je venais de choir
Malgré tout j’ai pleuré
Plus tard il y eu les guirlandes électriques de Noël à vingt neuf francs quatre vingt dix-neuf
Et la magie sur les trottoirs de reflets d’arc-en-ciel
Dans le miroir des flaques enjambées
J’étais une tuile tombée d’un toit
L’enfant de quelqu’un d’autre
Un orphelin de pure souche
L’enracinement bien que vital était facultatif
Arrivé par erreur dans un monde sans cause et sans joie
La seule voie pour moi
S’ouvrait vers le dedans
Et n’aspirait qu’à toi
Par Philippe
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