Dimanche 17 août 2008

 

A qui prétend visiter G
Il est un passage obligé
Un rite à ne pas négliger
Et qui ne peut qu'encourager
Les portes du divin verger
A s'ouvrir au bel étranger
Qui entrera sans outrager
La sentinelle du point G

Léger comme un coquelicot
Près de la source où elle pousse
En écartant du bout des doigts
Tout doucement la jolie mousse
Tout comme on ouvre un abricot
Cueillez cette fraise des bois
Entre vos lèvres qu'éclabousse
Le ruisselet du tendre émoi.
Par Philippe
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Dimanche 17 août 2008











Le Passage - (troisième version)

Soudain te voilà perdu, comme au réveil parfois quand tout s’est effacé. Tu cherches à reconnaître l’obscurité qui t’entoure, mais rien ne te rassure, ni cette oppressante sensation de confinement, ni ces odeurs inhabituelles (des odeurs de feu de bois, d’herbes brûlées, des odeurs fortes de vie sauvage, de terre). Par la rosace ouverte sur le ciel que forme un enchevêtrement de perches polies, un trait de lumière tombe à travers la fumée. Alors seulement tu la vois.
C’est une jeune femme, brune, avec de petits yeux effilés noirs et les pommettes hautes, la peau cuivrée, les cheveux serrés en longues tresses luisantes. Une Indienne (une squaw, comme on disait autrefois dans les westerns du dimanche). Tu la regardes, son visage est grave et tranquille, toute ton attention est posée sur elle, elle en revanche semble ignorer ta présence et pourtant...Tu es là.
Tu voudrais comprendre pourquoi et comment ce peut être possible et quel est le rapport entre ta vie et tout cela, mais très vite ces questions disparaissent, tu n’es plus qu’un œil qui voit, un témoin qui observe, un nez, une oreille. Un peu en retrait dans l’ombre derrière elle, la dépouille d’un ours à collier, maintenue par des lanières de cuir dans une position un peu théâtrale, montre ses crocs puissants et jaunes, curieusement cette vision ne t’effraie pas - sans doute s’agit-il d’un rêve.
Elle est assise sur une fourrure épaisse et sombre, devant un foyer de pierres plates noircies par la suie. Il perle de son front quelques gouttes de sueur. Elle chante en se balançant légèrement et ses yeux se ferment, son chant murmuré ressemble à une offrande, une prière.
Par intervalles réguliers, elle tire d’un petit sac orné de broderies, une pincée de sauge sèche qu’elle éparpille sur les braises. D’un geste souple et lent, elle dirige alors la fumée de cet encens vers son visage et achève son mouvement en posant sa main sur son ventre rond, car l’enfant qu’elle porte arrive et c’est pour lui qu’elle chante.
Elle est avec lui, elle le guette, elle sait que bientôt, ils seront tous les deux emportés dans un galop sauvage. Soutenue dans sa pensée par les générations de celles qui l’ont précédée, elle attend sans frayeur l’épreuve initiatique qui la fera entrer dans le cercle des mères, l’instant magique où la vie surgira dans un chaos de douleurs et de sang.
Elle chante à voix basse une mélopée grave et douce, un peu gutturale, dont le rythme semble s’accorder à celui de tes pulsations cardiaques.
Et tout en l’écoutant, tu as peu à peu le sentiment étrange que c’est aussi pour toi qu’elle chante. Cette voix rauque te remue les tripes, elle te happe, elle t’envahit. Alors même que tu sembles ne pas exister pour elle, cette femme dans une mystérieuse transcendance t’accueille et t’intègre à son univers. Ou plutôt est-ce toi qui disparais dans le sien, toi qui meurs à tout ce que tu imaginais être encore jusque-là, pour n’être plus que cet instant.
Un passage secret se creuse entre elle et toi dans l’espace et le temps. Le rythme lancinant de l’incantation vibre dans ton corps et pénètre ton être. Voilà que le monde intérieur de cette femme se déverse en toi, que sa vie s’ouvre comme un livre. Voilà que ce chant délivre, dans le profond de tes cellules, des mémoires enfouies, des siècles oubliés. Tu sais qui elle est, tu l’as reconnue, ton cœur se souvient, tu étais là, dans la pénombre enfumée du tipi. C’était il y a longtemps.
Soudain, tu sortais de son ventre.

28-09-82.JPG naissance de Mila


Par Philippe
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Mardi 22 juillet 2008


Ja suis allé en ville essayer mon nouvel appareil photo. Il y avait un monde fou et il se passait de drôles de choses:










































Un peu plus d'images ici




Par Philippe
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Lundi 26 mai 2008

Un film réalisé en 1973
Directeurs: Jacques Doillon, Alain Resnais, Jean Rouch
Script: Gébé
Musique:François Béranger, Jean-Marie Dusuzeau, Gébé
Avec: (entre autres) G.Depardieu, J.Balasko, G.Bernier, R.Bouteille, Cabu, M.Reiser, F. Cavana, C.Clavier,Coluche(chef de bureau), Professeur Choron.....




Je ne peux pas m'empêcher d'associer à ce film celui de Colline Serreaut dont voici un extrait
(un lien vous permettant de voir  le film en entier, dans la rubrique 'Où aller se balader" par là --> )



La Belle Verte - Décroissance







Par Philippe
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Dimanche 25 mai 2008

 

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Il vient d’en mourir neuf le temps de ce poème

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Il vient d’en mourir onze et voilà le douzième

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes
Par Philippe
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Bonne balade. Philippe


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