Samedi 31 mai 2008

 

Dans le cadre de la Loi sur la modernisation de l'économie (LME), actuellement débattue devant l'Assemblée nationale, un amendement visant à attaquer la Loi Lang en autorisant les rabais supérieurs à 5% sur les livres édités depuis plus de un an a été déposé (actuellement, seuls les ouvrages édités depuis plus de deux ans et présents dans les stocks depuis plus de six mois peuvent être soldés).
Voir cet amendement : http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/0842/084201290.asp

Aucun débat préalable avec les professionnels n'a eu lieu. L'ensemble de la chaîne du livre, ainsi que le Ministère de la Culture, se mobilise contre cette proposition (communiqués ci-joints). Un autre amendement, qui proposait de réduire ce délai à six mois, a ainsi pu être retiré.

Vous aussi, vous pouvez faire pression : le plus efficace est d'adresser un mél à votre parlementaire.
Pour ce faire, rendez vous à l'adresse suivante :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/qui/circonscriptions/

et laissez vous guider : en trois clics, vous tomberez sur la page présentant le député de votre circonscription, avec un lien direct sur son adresse mél.

Quelques mots suffisent : il faut agir très rapidement, car l'amendement sera débattu vraisemblablement dès lundi, la LME ayant fait l'objet d'une déclaration d'urgence.


***
communiqué du ministre de la culture

Communiqué de
presse
Contact presse
Département de l’information et de
la communication
01 40 15 80 11
service-de-presse@culture.fr
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, tient à
souligner son attachement à la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre, garant de
la diversité de la production et de la diffusion éditoriales. Elle rappelle que cette
initiative, loin d’être dépassée, ne cesse de faire école : à ce jour, près de la
moitié des pays européens ont mis en place un dispositif équivalent, soit par
voie législative, soit par le biais d'accords interprofessionnels. Le Mexique a
adopté une mesure similaire il y a seulement quelques semaines.
En France, cette loi a permis le développement d’un réseau de diffusion
particulièrement dense, dans lequel la librairie indépendante a su conserver toute sa
place. C'est ainsi que l'ensemble des circuits de diffusion du livre (librairies
indépendantes, grandes surfaces, grande distribution, sites de vente en ligne...)
proposent 600.000 titres disponibles dont environ 60.000 nouveautés chaque année,
et assurent la vente de plus de 460 millions de livres par an.
Cette loi n’a aucun caractère inflationniste. Pendant de nombreuses années,
l’évolution du prix du livre a suivi celle de l’indice général des prix à la consommation ;
ces dernières années, elle a même été inférieure. Avec un prix de vente moyen
autour de 10 € et des catalogues de poche très riches, le livre reste très abordable.
C'est pourquoi la loi sur le prix unique du livre demeure un des piliers de la politique
du livre.
En témoigne le plan pour le livre récemment adopté par le Gouvernement : ses
principales mesures en faveur de la librairie (dispositif de labellisation, allégement de
la fiscalité, création d'un fonds de soutien à la transmission, augmentation des
capacités de soutien direct du Centre national du livre) reposent sur la conviction que
le maintien et le développement d'un réseau indépendant de librairies constituent le
meilleur moyen de donner à chaque livre une chance de rencontrer son public, et
d'offrir aux lecteurs un accès à l'ensemble de la création littéraire, qu'il s'agisse des
nouveautés ou des livres de fonds.
Dans le cadre de l'examen par le Parlement du projet de loi sur la modernisation de
l'économie, deux amendements viennent d'être déposés. En visant à réduire de deux
ans à six mois le délai à respecter avant de solder les livres, ces amendements
remettent en cause une disposition particulièrement importante de la loi. Une telle
mesure aurait des effets très négatifs sur la diversité éditoriale, en favorisant les bestsellers
au détriment des productions plus confidentielles. Elle fragiliserait également
les librairies indépendantes, qui réalisent, d’après certaines études, plus de la moitié
de leurs ventes sur des livres de plus d’un an. Elle aurait enfin pour conséquence, à
terme, de faire monter le prix moyen du livre, en obligeant les éditeurs à augmenter
leur prix initial.
Dès le dépôt de ces amendements, Christine Albanel avait pris l’attache de la
commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Elle tient à saluer
l'attitude de la commission qui a donné un avis défavorable à ces amendements. Elle
remercie particulièrement son président, Patrick Ollier, et son rapporteur, Jean-Paul
Charié.
La ministre n'en est pas moins ouverte à une discussion sur la modernisation de la loi
de 1981, qui a du reste connu plusieurs évolutions importantes depuis son adoption.
Elle estime que cette discussion pourrait avoir lieu dans le cadre du Conseil du livre
qui doit être prochainement installé, et qui comprend des parlementaires parmi ses
membres. Elle souhaite naturellement y associer les parlementaires auteurs des
amendements.
Paris, le 29 mai 2008


par Philippe
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Lundi 26 mai 2008

Un film réalisé en 1973
Directeurs: Jacques Doillon, Alain Resnais, Jean Rouch
Script: Gébé
Musique:François Béranger, Jean-Marie Dusuzeau, Gébé
Avec: (entre autres) G.Depardieu, J.Balasko, G.Bernier, R.Bouteille, Cabu, M.Reiser, F. Cavana, C.Clavier,Coluche(chef de bureau), Professeur Choron.....




Je ne peux pas m'empêcher d'associer à ce film celui de Colline Serreaut dont voici un extrait
(un lien vous permettant de voir  le film en entier, dans la rubrique 'Où aller se balader" par là --> )



La Belle Verte - Décroissance

par Philippe
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Dimanche 25 mai 2008

 

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Il vient d’en mourir neuf le temps de ce poème

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes

Il vient d’en mourir onze et voilà le douzième

Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes
par Philippe
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Samedi 24 mai 2008
Découverte d'un inédit d'Arthur Rimbaud

Un cinéaste de 32 ans, Patrick Taliercio, en repérage à Charleville-Mézières (Ardennes) où il préparait un long métrage sur les fugues d'Arthur Rimbaud en octobre 1870, a découvert un inédit publié le 25 novembre de cette même année dans Le Progrès des Ardennes. L'article "Le Rêve de Bismarck", est qualifié de "fantaisie" par l'auteur qui l'a signé du pseudonyme de Jean Baudry.

(Oeuvre d'Ernest Pignon-Ernest : http://www.pignon-ernest.com/)

Le Rêve de Bismarck
(fantaisie)


C'est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s'échappe un filet bleu.
Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l'ongle, il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg : il passe outre.
A Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées, — et s'arrête...
Triomphant, Bismarck a couvert de son index l'Alsace et la Lorraine ! — Oh ! sous son crâne jaune, quels délires d'avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse !...

Bismarck médite. Tiens ! un gros point noir semble arrêter l'index frétillant. C'est Paris.
Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, — enfin, de s'arrêter... Le doigt reste là, moitié plié, immobile.
Paris ! Paris ! — Puis, le bonhomme a tant rêvé l'œil ouvert, que, doucement, la somnolence s'empare de lui : son front se penche vers le papier ; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s'abat sur le vilain point noir...
Hi ! povero ! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s'est plongé dans le fourneau ardent... Hi ! povero ! va povero ! dans le fourneau incandescent de la pipe..., Hi ! povero ! Son index était sur Paris !... Fini, le rêve glorieux !

Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate ! — Cachez, cachez ce nez !... Eh bien ! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais (lignes endommagées)
[...] avec des cris de... dame
[...] dans l'histoire [...]
[...] vos yeux stupides !...
Voilà ! fallait pas rêvasser !
Jean Baudry

publié le 25 novembre 1870





Nabe lit "Le rêve de Bismarck" de Rimbaud récemment découvert par Patrick Taliercio. 





par Philippe
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Mercredi 14 mai 2008
Un tautogramme, c'est un texte dont chacun des mots commence par la même lettre. En voici quelques-uns.

photo Robert Doisneau (le plus surprennant c'est le peintre)



Valse viennoise

Vous, Vincent Verdurin, violoncelliste virtuose, vous voilà, vagabondant vendredi vingt, vers Vienne.
Vous veniez voir valser vos voisins, vignerons veinards vieillissants.
Valéry, vrai vicomte (vulgaire vieux voyou vicelard, velours vieillot, visage vérolé, vaisseaux violacés, verticalité vacillante), vantard.
Virginie, vicomtesse volage voire vénale (vamp vénusienne voluptueuse, visiblement vitaminée, vulve veloutée, vaginale).
Vous vouliez vérifier votre vigueur virile, votre viagra vasodilatait votre vil vit. Votre volubilité voila votre vague vigilance.
Vilain virage verglacé...
Votre vieux vélo violet voilé vrilla, vous vous vites voler, vaincu, victime vulnérable. Vous vadrouilliez, vitupérant vertement votre vain véhicule, vomissant votre voyage, votre valise vietnamienne verte valdingua vertigineusement vers Valparaiso.
Voyons voir...

Victoire ! votre valeureux vieux violoncelle vivait.


***

Trente trois tours

Tina Turner taraudait tes tympans, Tony, ton toxico tatoué tardait, trimant très tard, trafiquant toujours, trois tarpés trois thunes.
Tu tiras ton tutu troué, te titiller tristement te tortura. Tu tremblais, toussais, ton trouble te travaillait, ta téquilla tordait tes tripes.
Tu tapotas ton téléphone, tortillant tes tifs, tous tes textos trahissaient ta trouille.
Te tromperais-tu ?
Tout tournait. Tony, toi, ton tandem trop tourmenté. Toi, tapinant, tigresse thaïlandaise tarifée. Ton taudis tagué. Tamara ta taulière tzigane tyrannique. Tony toujours torché, trichait, tutoyant ta timide tante Thérésa transfigurée. Tony tringlait tante Thérésa ? Tony, tabassait Toutou, ton teckel. Tony, te tabassait toi. Tony, taquinait Tamara, ta taulière. Tamara, tripotait Tony. Tony tirait Tamara ? Tu tressaillis.
Tina Turner taraudait tes tympans. Tout tournait.
Tu transpirais, tes tétons tendus transperçaient ton ticheurte trempé transparent.
Tony, ténébreux, taciturne, te toisait terriblement.
Tu te tus. Tu tua Tony. Ton trente trois tours tournait toujours, Tina Turner terminant Tonight taraudait tes tympans.

***

Couillonade croquignolette .....

 

Chez Caroline Coin, cette chère cousine canadienne, cinq colocataires cohabitent, comme convenu, ceux-ci chahutent.
Chloé Chatouille, costumière cheyenne, chinoise chaussée cow-boy, cuisse charnue, chevauche coquine, Cyril Courtepointe, ce crétin cévenol, chanteur clandestin connu comme cochon cosaque, casquette chinée carreaux colorés.
Caroline Coin, cyclone cyclothymique, clairvoyante, cheveux courts, caucasienne cocaïnowoman, caissière chez carrefour, clitoridienne, câline Chantal Clystère, cette chouchoute Croato-Congolaise certainement chômeuse, chouette copine, corps couleur chocolat, crinière crépusculaire crépue, cils clignotants, cajoleuse, charmeuse, craquante… Chantal chuchote - continue Caroline chérie, continue continue. Connivence, cunnilingus consensuel, conciliabules champagnisés confessant confusion, contention, certaines caresses concentriques centrifuges condensent confondent… ces consciences consacrées convergent. Carloline Coin continue, cool, complaisante, cette cyprine convoitée coule. Cloé Chatouille, casaque claire, cheveux cinglants, chevauche, chevauche, courageuse coursière, croupe chaude coulissante claquant contre ce corps couché, Cyril Courtepointe calibre concombresque…. Celui-ci, cramponné, cramoisi, consumé, calciné, crie cocorico comme ce coq célèbre.
Cependant, Conrad Chafoin, cinquième colocataire, chrétien charismatique crâne chauve, conseiller conjugal coincé, casse-couilles, cinéphile collectionnant compulsivement certains clichés, Claude Chabrol copiant Charlie Chaplin, Chuck Connors (Christophe Colomb) courtisant Clémentine Célarié, Claudia Cardinal cascadant, Cindy Crawford coloriant cinq canards... Conrad Chafoin, causant couramment cru, conchie cette cohabitation cacophonique. Conrad Chafoin critique cette coupable communion, cette chienlit convenue, ces coucheries coutumières, ces cochonneries criminelles, ces coïts crapuleux, ce cocufiage cyclique, cette culture corrompue, car constate Conrad Chafoin, cette continuelle concupiscence cafouilleuse chez Caroline Coin, ça craint.

***

entre Elysée et Eurodisney


Erotomanie éclectique

Écrire était encore envisageable

Eve et Elvis euphoriques, écoutaient Enzo Enzo et, éperdument épris, espéraient encore être ensemble en été et errer en étudiant Esope en Espagnol et en espadrilles.

Eve, élève éveillée élevée en Ecosse, était étonnante.
Elégante écuyère, élancée, esthète, égérie éplorée, égratignée, écorchée, éternelle enfant émue, effacée, épilée. Ensuite Eve évolua, extrêmement exaltée et extraordinairement expressive, elle était éblouissante, exquise.


Elvis, Est-Estonien en exil et en ensemble écru, était étudiant en écologie environnementale, existentialiste enthousiaste engagé et écrivain exégète et économe.

Eve éthérée, en état éthylique, entra en étrange église entrouverte entre Elysée et Eurodisney…. Expérience extraordinaire ! Eve était éblouie, émerveillée, elle entendait Enrique Esteban, éloquent ecclésiastique équatorien, élucubrer en espéranto. Enrique Esteban, extrémiste épiscopal et éventuellement exhibitionniste, estampillé épicurien égrillard, était exubérant et, estimait-elle, être évêque évangéliste et échangiste encagoulé est exceptionnellement érotique ! elle en était estomaquée, enfiévrée, émoustillée, enamourée, elle exultait … étreinte extraconjugale étourdissante et empressée, enfilage expéditif, Enrique Esteban enflammé, excessivement excité éjacula en entrant en elle. Explosion extramuros, étalon étalé, éternité éteinte, élan écrasé, esbroufe éhontée. Evènement explicitement exaspérant, elle en était écartelée, elle enrageait.
- Enfoiré !

Elle était enceinte évidemment…

Et Elvis ?

Elvis endormi écoutait encore Enzo Enzo



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par Philippe
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le blog de Philippe

Il y a deux ans je ne savais pas ce que c'était qu'un blog, j'ai créé celui-ci  avec l'intention d'y partager mon amour des mots en présentant quelques poèmes, quelques textes, souvent issus de différents ateliers d'écriture que j'ai animés ou auxquels j'ai participé.
Vous y retrouverez aussi quelques chansons à textes en vidéo et des morceaux de musiques, un excellent film d'animation, L'Homme qui Plantait des Arbres, adapté de Jean Giono; des liens vers des sites amis (dont un vers le film de Colline Serreau La Belle Verte) et bientôt sans doute de nouvelles rubriques plus militantes concernant la reconnaissance des minorités, l'écologie, la non violence et la connaissance de soi.

Les plus beaux textes ne sont pas sur la première page, je vous recommande Le Passage (si vous l'avez déjà lu, une deuxième version attend votre critique), Exercices de Style, Merci, vous les trouverez en visitant les archives et les différentes rubriques.
Bonne balade. Philippe


Quand ils ne portent pas une autre signature, tous les textes présents sur ce blog sont écrits par moi et leurs droits m'appartiennent, vous vous abstiendrez de les reproduire sans mon autorisation, merci.


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