Jeudi 6 novembre 2008
Obama élu président, Barack et les siens entrent à la maison blanche





C'est pas moi qui pleure ce sont mes yeux qui ne croyaient pas pouvoir voir ça.




Par Philippe
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Mardi 4 novembre 2008
Pour participer à un jeu proposé sur le blog d'une amie d'outre Atlantique, j'ai bouleversé l'ordre dans lequel les livres occupaient  ma bibliothèque de façon à ce que la lecture des titres crée une nouvelle histoire

Paroles.
Je ne suis personne. Je suis un chat. Un chien qui rêve. Quand j’avais cinq ans je m’ai tué. A l’est d’Eden.
Un soir au club. Je pensais que mon père était Dieu. Le singe nu.
Racines.Hors les murs. Pourquoi j’ai mangé mon père. Le Prophète.
Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres.
L’ignorance. Cette aveuglante absence de lumière.
Tais-toi et marche.
A propos de dieu. Bonnes nouvelles des étoiles. La nostalgie n’est plus ce qu’elle était.
Je m’en vais. Sur la route. Que ma joie demeure. Au fil de la vie..
Adieu tristesse. Les mille et une nuits. La tour des miracles.
Des femmes qui tombent. Dans le mitan du lit.
Chronique de la haine ordinaire. La logeuse. Hongroise.
tire Le rideau. sur nos Risibles amours.
Faire l’amour…Exercices de style.
dans La chambre dérobée.
Mémoire de mes putains tristes. Dans ces bras là. Cent ans de solitude. Le parfum.
de La condition humaine. Les onze mille verges. L’Assommoir. Une sale histoire. Le ventre de Paris. Alcool.Les fleurs du mal. Une saison en enfer.La nausée.Vingt mille lieues sous les mers.
Je pars. Demande à la poussière. Le vieux qui lisait des romans d’amour.L’insurgé. L’envers du vent.
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part.
ni Les âmes grises. ni Le petit Nicolas. Le Colonel Chabert. ou le Vicomte pourfendu. Mal vu, mal dit… Quelqu’un d’autre. Elsa. La petite marchande de prose. La femme noire qui refusa de se soumettre. La femme à venir. La reine dans le palais des courants d’air. Amours sorcières. Femmes qui courent avec les loups. Pieds nus sur la terre sacrée sur Les chemins de la sagesse.

Et Si par une nuit d’hiver un voyageur.L’étranger pour Se libérer du connu faisait L’invention de la solitude. Et après. jetait Un pont sur l’infini. Ailleurs. Entre la vie et la mort. vers L’insoutenable légèreté de l’être. Pour, dans Le vol de l’aigle. Voir.Au-delà des illusions. La perle. L’eau vive.L’immortalité. Trouver enfin La sagesse du cœur.
Par Philippe
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Dimanche 12 octobre 2008
  L'ARGENT

Une vidéo nous explique dans le détail d'où vient le dysfonctionnement du système financier...
 Allez voir, c'est édifiant cliquez là ==> $ €


Autre vidéo sur le même sujet

LE JEU DE L'ARGENT - Archives oubliées

LES ARCHIVES OUBLIEES N°2 - Documentaire Canadien - Le controle et la création du dollar américain est effectué, non pas par le gouvernement, mais par une banque privée "la réserve fédérale" (FED) qui détient le monopole. - 46min -






Par Philippe
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Mardi 7 octobre 2008
Dans la paille de ses yeux, le feu du couchant approche en toute innocence et dans de jolis camaïeux le noeud coulant du reproche qu'accroche la bienséance à la poutre de ton silence.
Par Philippe
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Mardi 26 août 2008



La rencontre du “Petit Prince”, texte écrit à la manière de  Louis Ferdinand Céline
(avec clin d’œil aux exercices de style de Queneau)
 
Sorte de Voyage




Voilà comment ça a débuté. Je n’avais jamais rien demandé à personne. Un jour, on est venu me chercher, fallait partir.
- Où ça? que j’ai dit. Combattre le mal qu’ils m’ont répondu.
Moi  qu’avais d’autres chats à fouetter, j’aurais préféré rester tranquille à la maison, suivre ça de loin, sur mon vieux poste. Seulement voilà, depuis quelque temps, on était tous américains, et c’était nous les bons, puisqu’on savait que Dieu est blanc et que tous ceux qui ne seraient pas d’accord avec ça, n’étaient que de sales crevures de terroristes qu’il faudrait bien éliminer pour que notre belle mondialisation s’installe dans l’harmonie. Alors, pour la gloire du Saint Dollar et du Caca Rente, on était tous partis comme un seul homme, et moi aussi. Et j’étais là depuis huit jours, comme un seul homme, au milieu du désert à garder un vieux coucou en panne qui ne volerait peut-être plus jamais. Ca flambait de tous les cotés. Une drôle de fête que ça faisait tous ces villages qui brûlaient à l’horizon. De temps en temps, une méchante flamme s’élevait pour lécher le gros nuage noir qui allait bien finir par bouffer le soleil. Chaque puits de pétrole avait reçu son petit missile, tout ce qui avait été construit par les hommes avait retrouvé son état de poussière initial... C’en était fini de Bagdad, les mille et une nuits avaient fusionné, le mauvais génie allait bientôt rentrer dans sa lanterne. Il n’y avait plus âme qui vive à plus de mille milles à la ronde... Alors, vous imaginez ma surprise quand une drôle de petite voix me fit comme ça :
 - S’il te plaît M’sieur, dessine- moi un bouton.
- Hein?  - Quoi? J’enlevais mon masque à gaz et j’écarquillais les yeux. Je n’avais pas la berlue. C’était un sale gosse efflanqué, dans une vilaine djellaba sans couleur et toute rapiécée.
- S’il te plaît M’sieur, dessine- moi un bouton.
Un pauvre môme de l’embargo que c’était, et tellement habitué à la misère qu’il n'avait jamais dû voir la moindre pièce de monnaie. Il mendiait, non pas pour manger comme vous et moi, il avait oublié sans doute depuis longtemps ce que cela signifiait, non, il mendiait pour du rêve. C’est tellement fantastique pour ces crève-la-faim  tout ce qui vient de notre beau monde civilisé, qu’un simple bouton de culotte de chez nous acquiert à leurs yeux une valeur considérable.  Tu leur dessines un bouton et ça leur fait du rêve dans leur petite vie de rien, ils s’imaginent en avoir un vrai, peut-être même plusieurs alignés sur un pardessus. Peut-être même qu’ils se voient habillés comme vous et moi, montant Porte Champerret dans un autobus parisien pour vivre une vraie vie d’être humain.


©Philippe André 03/03








 


James Blunt - No Bravery








                             De nouveau, la rencontre du “Petit Prince”
à la manière cette fois de G. Perec ( Les Choses)
avec des clins d'oeil à Queneau et à d'autres.






Projectif    

Cela se passerait sur la terre des hommes, mais tous et tout, ou presque, aurait disparu. Les villes et les citadelles ne seraient plus, ni les banlieues ni les villages, ni les boulevards ni les rues. Les hommes non plus ne seraient plus. Les businessmen seraient partis compter les étoiles, entraînant avec eux, les rois et les ministres, les repus, les affamés, les sobres et les buveurs, les géomètres et les chasseurs, les allumeurs de réverbères, les renards et les ratons laveurs.
Il n’y aurait plus personne et plus rien. Ni guinguette au bord de l’eau, ni tilleuls verts sur la promenade. Tout se serait évanoui, envolé dans la nuit. Tout aurait disparu, sauf un avion, un avion un peu endommagé, un pauvre avion sans ailes et son pilote halluciné. La réverbération du soleil sur cet avion tombé du ciel, ferait comme une tache de lumière dans ce désert intemporel où se seraient enfin vidés tous les sabliers sans cesse renversés depuis l’éternité. L’homme, absorbé par une réparation difficile qu’il s’apprêterait à réussir seul, émettrait sans le savoir, ou feignant l’ignorer, une lumière plus vive encore, quoique invisible pour les yeux. Plutôt grand, les cheveux poissés de sueur et de cambouis, les ongles noirs, ce serait un homme un peu triste qui aurait gardé de l’enfance un rêve encore inachevé (celui d’un monde où les valeurs du cœur seraient mises en avant et serviraient de lois). Ses vêtements, de conception moderne, bien que coupés sur mesure ne seraient pas adaptés à la situation ni au climat qu’il affronterait ici, la tête nue, mal protégé, exposé depuis plusieurs jours au rayonnement meurtrier d’un soleil implacable. Il souffrirait d’insolation, sur sa peau par endroits se formeraient des cloques. Dans la poche arrière de son pantalon de serge bleue, il garderait comme un talisman protecteur, ou plutôt comme un gage de fidélité à l’innocence originelle, un dessin qu’il aurait fait quand il avait six ans. De temps à autre, l’homme suspendrait sa tâche, et s’asseyant dans l’ombre étroite de la carlingue, déplierait ce souvenir désuet. Le papier maculé d’empreintes serait écorné et jauni, le dessin serait presque effacé.
Ce serait le dessin d’un chapeau, auquel il manquerait quelque cordon tressé ou peut-être un ruban. Les yeux embués de nostalgie, il s’abîmerait longuement dans une méditation contemplative à la recherche d’un lien entre cette trace laissée par lui-même de sa main d’enfant et l’homme que cet enfant serait devenu (celui du moins qu’il s’imaginerait être), comme si l’enfance en engendrant cet homme eût su d’avance quelle serait la destinée de celui-ci, et lui eût adressé un message codé qu’il lui faudrait à présent décrypter pour devenir complet.
Parlant seul en gesticulant dans le désert, il chercherait longtemps.
Trouverait-il à force de fatigue et de fièvre, l’espace en lui où survivrait intacte son enfance lointaine, il entendrait alors une drôle de petite voix lui dire que ce dessin d’un chapeau, aurait dû (comme l’aurait fait un rêve prémonitoire) le mettre en garde de ne jamais s’aventurer dans le désert sans en avoir un sur la tête. Hélas, ayant toute sa vie, avec ou sans ruban, détesté les chapeaux, il n’en aurait pas l’ombre d’un.
Cependant, le soleil là-haut continuerait comme à dessein son œuvre machinale.


©Philippe André 03/03


Georges Pérec et Raymond Queneau sont les fondateurs de
l'Oulipo (OUvroir de Littérature Potentiel) et inventeurs des ateliers d'écriture. www.oulipo.net


Par Philippe
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Bonne balade. Philippe


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